The fault in our stars

J’étais en train de regarder un épisode de New Girl quand j’ai subitement réalisé que tout ce que j’avais vraiment envie de faire, c’était de vous parler de The fault in our stars en mangeant du chocolat de Pâques en avance (à ajouter à la liste des avantages de l’expatriation : recevoir mon chocolat de Pâques en avance parce que ma chère mère m’a rendu visite le weekend dernier).

The fault in our stars est le dernier bouquin de John Green, qui est un auteur américain d’environ quarante ans qui vit en Indiana avec son fils, Henry (qui doit avoir un ou deux ans) et sa femme, Sarah, alias The Yeti (parce qu’on ne la voit jamais mais qu’on en parle parfois) et écrit de la littérature pour jeunes adultes – et qui est accessoirement, aussi, mon nouveau héros étoilé.

Il est connu sur Internet pour avoir lancé en 2007 le projet Vlogbrothers avec son frère Hank – qui consistait pour eux à ne communiquer que par l’intermédiaire de vidéos Youtube. Ils ont rencontré un succès monstre et ils font encore des vidéos à ce jour, réguliers comme des pendules et toujours drôles et intéressants et fantastiques. Ils ont aussi ouvert une nouvelle chaîne Youtube, qui s’appelle Crash Course et qui est un peu une version 2012 de C’est pas sorcier – John nous apprend l’histoire des civilisations et Hank la biologie. Dernièrement, il soutient aussi Kiva, un système de microcrédit en ligne.

Aussi, les lecteurs de John Green ont bâti une communauté en ligne qui s’appelle les Nerdfighters. Leur devise est “Don’t forget to be awesome”, ou “DFTBA”. D’où ce petit mot, trouvé dans une copie de The fault in our stars à ma librairie locale :

(C'est un exemplaire dédicacé. Tous les exemplaires de la première impression sont dédicacés - y compris le mien, signé en rouge. John Green a fait voter les internautes pour savoir quelle couleur de marqueur utiliser, et a fini par signer un nombre de copies proportionnel au nombre de votes recueillis par chaque couleur.)

The foult in our stars est le quatrième bouquin et demi (bon, ok, le cinquième) de John Green – il a déjà écrit Paper towns, Looking for Alaska et An abundance of Katherines, et il a coécrit Will Grayson, Will Grayson (ses bouquins sont traduits en français pour ceux qui goûtent peu la lecture en Shakespeare). C’est le seul que j’aie lu mais je suis sûre que les autres sont aussi formidables – cela dit, les critiques avaient plutôt l’air de s’accorder pour dire que The fault in our stars est son meilleur livre jusqu’ici.

The fault in our stars raconte l’histoire de Hazel, qui a un cancer et les poumons remplis d’eau, et Augustus, qui a une jambe en moins. Ça parle de cancer, d’amour, d’Amsterdam et d’un bouquin qui s’appelle An imperial affliction et qui malheureusement n’existe que dans l’imagination de John Green, même qu’on aurait bien voulu qu’il l’écrive aussi parce qu’il a l’air drôlement bien.

Le personnage de Hazel est inspiré d’Esther, une Nerdfighter atteinte d’un cancer qui aimait beaucoup John Green et est malheureusement décédée depuis. Le livre lui est dédié. Mais John Green dit dans son avant-propos qu’il préférerait qu’on ne tente pas de distinguer ce qui, dans le personnage de Hazel, relève de la réalité de ce qui relève de la fiction. Il rappelle que c’est un roman, qu’il l’a inventé, et que toute tentative de le relier à la réalité impliquerait que le récit d’imagination a moins de valeur. Et je le respecte pour ça.

On pleure beaucoup en lisant The fault in our stars MAIS CELA NE DOIT PAS VOUS EMPÊCHER DE LE LIRE PARCE QU’ON PLEURE D’UNE FAÇON QUI FAIT DU BIEN. Et ensuite quand on a fini le bouquin on met plusieurs jours à trouver ce qu’on va lire ensuite parce qu’aucun livre ne pourra jamais être à la hauteur de celui-là, enfin pas immédiatement. C’est le genre de livre avec lequel on doit rompre avant de pouvoir passer à autre chose, ok? Et moi je pense qu’un livre qui vous donne l’impression d’être embringué dans une relation avec lui est un bon livre.

Et quand vous l’aurez fini, vous aurez le droit d’aller sur ce Tumblr, créé spécialement par John Green pour répondre aux questions de ses lecteurs à propos de The fault in our stars. Il est réservé aux personnes qui ont fini le bouquin parce que forcément il contient des spoilers, et par conséquent il est protégé par mot de passe (le dernier mot de la dernière section du livre. Je vous exhorterais bien à résister à la tentation et à ne pas tenter d’aller savoir ce qu’il se passe à la fin du bouquin avant d’y être arrivé, mais même moi, la grande empotée du suspense devant l’éternel, je n’ai pas voulu savoir à l’avance ce qui allait se passer –  parce que l’histoire est belle et qu’il faut la laisser se développer à son rythme.

John Green est conscient que certaines personnes pourraient être découragées de lire son livre à force d’entendre partout et tout le temps que c’est un livre qui fait pleurer. Dans ce cas, il préconise la méthode suivante : expliquer aux gens que s’ils lisent le livre et qu’ils ne l’aiment pas, il peuvent venir nous donner un coup dans l’estomac. Eh bien c’est ce que je fais ici. Lisez ce livre, et s’il ne vous plaît pas, cherchez-moi, trouvez-moi, et frappez moi dans l’estomac d’une force proportionnelle à votre manque d’enthousiasme lors de la lecture de ce bouquin. Voilà.


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