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Xmas in London

Avant que les foudres divines de l’Internet ne se déchaînent sur moi pour cause d’article en retard, sachez que j’ai passé Noël dans un endroit où il n’y avait PAS INTERNET (mais y avait des poneys alors ça allait). J’ai bien réveillonné et j’espère que VOUS AUSSI (en l’honneur de Noël j’écris les deux derniers mots de toutes mes phrases EN MAJUSCULES). J’ai eu un Kindle et j’en suis fort réjouie, dorénavant je pourrai lire Twilight dans le métro sans honte (après avoir subi les regards désapprobateurs de la foule dubitative quand je lisais Eat, pray, love l’hiver dernier).

Toujours est-il que j’étais à Londres pendant la première moitié du mois de décembre et ce fut l’occasion de me sentir submergée par l’esprit de Noël dès les premières lueurs de l’Avent.

Tout a commencé quand on a parlé, en cours, de cette publicité que j’avais déjà aperçue sur Internet pour le magasin John Lewis. On y voit un petit garçon attendre impatiemment Noël et, le jour venu, se précipiter pour… offrir un cadeau à ses parents, haha, nous voilà bien attrapés, persuadés que nous étions que le petit n’attendait que le moment de déchirer les emballages de ses propres présents au pied du sapin familial !

Je pense que l’échange suivant résume bien les avis divergents du peuple britannique envers la vidéo en question :

Mec de mon cours : “It’s too Christmassy.”

Autre mec de mon cours, s’étranglant à moitié et à fort volume : “Too Christmassy?! How DARE YOU say that around Christmas time?!”.

Le mieux dans l’histoire, c’est que Gordon Ramsay y est allé de sa propre parodie dans la bande-annonce de son cookalong (vous savez, les émissions où vous êtes censés cuisiner en même temps que le chef, au cours desquelles vous finissez immanquablement par abandonner et vous faire une omelette tandis que lui apporte la touche finale à son saumon au croûte) spécial Noël. Malheureusement, la vidéo n’est plus disponible nulle part sur les Internets mondiaux (une sombre histoire de Copyright ou que sais-je encore), j’ai eu la chance de l’apercevoir telle une apparition divine sur la télé de la laverie de mon hall universitaire alors que j’allais laver mon petit linge (oui, la laverie de ma résidence a une télé, mais elle a aussi seulement quatre machines à laver et quatre sèche-linges pour 500 personnes – d’après mes estimations – donc ne nous réjouissons pas trop vite, voulez-vous). Dans cette parodie, une fois le jour de Noël arrivé, le petit garçon trouve Ramsay dans sa cuisine, lequel l’accueille d’un “You’re late. Get peeling” (“Tu es en retard, commence à éplucher”) peu engageant. Vous pouvez voir des captures d’écran de ce grand moment ramsayien ici.

Mais les fêtes de fin d’année, c’est aussi des perturbations encore plus spéciales que d’habitude dans le système de transports londonien, et les petits mails personnalisés que m’envoient Peter Bradley et Mike Brown (respectivement Head of Consultation and Engagement Center et Managing Director du London Underground) pour m’en tenir informée. Mike me disait d’ailleurs pas plus tard que l’autre jour qu’une grève importante était prévue pour Boxing Day, alias le lendemain de Noël et premier jour des soldes outre-Manche, DOUBLE COMBO.

Qui dit fêtes de fin d’année dit aussi courses de Noël, et c’est là qu’on se rend compte qu’habiter à l’étranger, ça rend le processus plus facile (mais ça rend aussi les bagages plus difficiles à transporter lors du retour au bercail). Je m’attendais à être piétinée par un troupeau de gnous en allant finir mon shopping le weekend du 10 décembre sur Oxford Street, mais en fait pas du tout. Non seulement la rue avait été rendue piétonne, ce qui rendait le processus de traversée de la route IMMENSÉMENT plus aisé (c’est sûr que sans voitures ça aide), mais en plus il y avait des groupes de chants de Noël tous les dix ou vingt mètres, c’était TROP MIMI. Point bonus, les pop cakes de chez French Connection (ou un magasin du même genre), offerts par la vendeuse la plus gentille du monde, pas moins.

Je suis aussi passée pour une folle furieuse auprès du personnel du Waterstone’s d’Oxford Street, surtout quand j’ai demandé à la vendeuse partie ratisser la réserve à la recherche de l’autobiographie de Julian Assange : “Si vous la trouvez, j’en voudrais DEUX!”. Genre au cas où une des deux tombe en panne.

(En vrai, chaque livre était pour une personne différente, je vous sens rassurés là tout d’un coup) (sachez même qu’aucun des deux exemplaires n’était pour moi).

Sinon, j’avais aussi fait le plein de nourriture anglaises “spéciale fêtes” avant de rejoindre Le Bel France (sauras-tu replacer cette référence dans son contexte d’origine?) : mince pies (fourrées à la mince meat, qui n’a rien à voir avec de la viande mais est plutôt une sorte de mélange de fruits et d’épices d’hiver), yule logs (des bûches en chocolat entourées de glaçage au chocolat) (c’est aussi délicieux que ça le laisse entendre), et pudding de chez Sainsbury’s qui était étonnamment bon (j’étais persuadée de ne pas aimer ça, mais il faut croire que la Grande-Bretagne, ça vous gagne, encore plus que ce que je croyais).

Un bien bel exemple de mince pies, au marché de Noël de Bath.

Aussi, j’aimerais faire une annonce spéciale aux commerçants du marché de Noël des Champs-Élysées : “vin chaud” ne se traduit pas “hot wine” mais bien “mulled wine” (et n’essayez pas de protester, j’ai vérifié, sur quarante cabanons y en a UN qui l’a formulé correctement), pas plus que “gauffres” ne se traduit pas “wafels” (mais bien “waffles”). Sans déconner les mecs, si j’étais sur le point de me commander une enseigne destinée à servir tous les ans pendant la prochaine décennie, c’est le genre de chose que je vérifierais avant de donner mon feu vert.

Sur ce, je vais faire mes bagages, parce que je pars demain à New-York où je vais passer le Nouvel An, COMME DANS LE FILM “HAPPY NEW YEAR” AVEC JON BON JOVI (et Hilary Swank, Jessica Biel, Zac Efron, Katherine Heighl, Leah Michele, Ashton Kutcher et le tout Hollywood, en gros).

Bonnes fêtes de fin d’année \o/ \o/ \o/


Bones

Vous connaissez ce genre de fille cool qui fait toujours des trucs cools et qui en parle d’une manière super cool? Genre aller au vernissage de l’expo d’un jeune grapheur sur le toit d’un loft de Brooklyn?

Ben aujourd’hui (mais alors vraiment seulement aujourd’hui), cette fille, c’est moi. J’ai participé à un clip, le genre de clip bêtement cool en forme de flashmob où des gens sympathiques et décontractés comme des mannequins Gap portent des pancartes avec les paroles de la chanson dessus.

(Vous vous attendiez sans doute à un truc plus spectaculaire, c’est tout ce que j’ai à vous offrir VOILÀ PARDON PROMIS JE LE FERAI PLUS).

Sauf que j’ai encore trouvé le moyen de m’afficher comme une psychopathe et qu’il se trouve que je hoche la tête d’un air approbateur sur le mot “bones”. Voyez plutôt :

(À ma décharge, je croyais que j’étais photographiée, pas filmée, duh.)

Il y a aussi ma fidèle acolyte Morgane dedans (et elle est plus choupi que la choupitude), puisque cette petite aventure nous est tombé sur le coin du nez alors qu’on se rendait à un concert de Morning Parade au début de notre année londonienne.

Ce fut l’occasion de rendre un vibrant hommage à ce clip de Bob Dylan. This one’s for you, Bobby.


Si la vie était une comédie musicale, tout irait mieux.

Et comme un des rares thèmes qui n’a pas encore “sa” comédie musicale à Londres, dans le West End, c’est Wikileaks et la vie de Julian Assange, j’en ai fait une playlist sur Branche Ton Sonotone. Ça s’appelle “Le groove de Julian Assange” et c’est par ici : http://branchetonsonotone.com/2011/12/04/le-groove-de-julian-assange/

Voilà voilà.